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1. Asclépios 


2. Hygie : Fille ainée d’Asclépios et première femme médecin- déesse de la médecine préventive et de l’hygiène. Attribut : serpent (caducée), coupe. Sur les bords de la coupe est inscrit en une ronde sans fin, un hommage à son inclinaison à prévenir et élever l’esprit des hommes au-delà des contingences et la capacité de celui-ci à le faire : « A Celle qui élève Celui qui aime ». Son culte franchira les frontières du monde grec :  on trouve des invocations à Hygie et Asclépios dans les plus anciennes langues sémites (akkadien, hébreu) et le grec ancien. 


3. Le scribe : la science et la médecine devaient se transmettre. Outre les remèdes, les traités savants, la déontologie et la relation de parfait équilibre entre le médecin et le patient fondaient le code éthique de celui qui s’engageait en faveur des autres. Concernant les signes tracés par le scribe ; chez les Grecs, le pentagramme représentait le signe de la santé.


4. La femme élève ou l’apprentie.


5. La femme du patient.


6. Le patient et le songe de la guérison : le patient est allongé. Endormi, proche de la mort, il est rêve et la fresque illustre de manière allégorique les contenus d’une vie humaine ; événements, illusions, savoirs et imaginaires.


7. Les serpents : attributs respectifs d’Asclépios et de Hygie. Caducée des médecins.


8. Colonne au sol : ruines des temples où était célébré le culte du dieu et de la déesse de la médecine. 


9. Le lion : représente la force et l’inattendu des phénomènes naturels.

 
10. Silhouettes avec bec : symbolise la menace des épidémies et la lutte des médecins contre celles-ci (ici médecins porteurs d’un masque à bec contre la peste noire. 17ème siècle). 


11. Icare. L’homme chutant dans le ciel est Icare. Il est le fils de Dédale, le célèbre ingénieur ayant conçu le fameux labyrinthe où fut caché le Minotaure, fils de Pasiphaé, femme de Minos roi de Crète, et de Poséidon après que ce dernier se fut transformé en un taureau blanc comme l’écume.

Dédale après avoir trahi Minos est enfermé avec son fils Icare dans le labyrinthe. Ne pouvant emprunter ni la voie des mers, que Minos contrôlait, ni celle de la terre, Dédale eut l'idée, pour fuir la Crète, de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il met en garde son fils, lui interdisant de s'approcher trop près de la mer, à cause de l'humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol et par la vue et voulant en voir plus, oublie l'interdit et prend de plus en plus d'altitude. La chaleur fait fondre la cire jusqu'à ce que ses ailes finissent par le trahir. Il meurt précipité dans la mer qui porte par la suite son nom : la mer Icarienne. 

Le mythe d’Icare est une allégorie de l’éducation et de la transmission. L’éducateur doit adapter son enseignement de manière à ce que la réception et l’appropriation de celle-ci par l’élève soit garante de l’équilibre de son existence. A trop énoncer les contraintes (exposer les moyens de sa liberté à l’humidité en volant trop bas ou à la brulure en volant trop haut) l’éducateur engage des conditions d’interdits : l’élève fait fi de l’éducation reçue et s’expose aux limites de sa liberté nouvelle. Le mythe nous enseigne également que la liberté de l’un ne peut naitre de la faute d’un autre, et que l’équilibre entre les générations est créé par la capacité de l’éducateur à assumer ses propres erreurs sans les transmettre, sans pénaliser les générations futures.


12. L’arbre aux pendus : l’arbre aux pendus illustre les guerres entre les hommes. Au moyen âge, les vaincus, mais aussi les voleurs issus de la grande pauvreté, étaient pendus par centaines dans les arbres. Cet arbre illustre l’attention envers les soldats morts et les pauvres : il est aussi un hommage au poète Francois VILLON qui narra dans son poème « La Ballade des pendus » la condition des plus indigents.


13. Constellation du serpentaire : Après avoir été foudroyé par Zeus, il est placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire. Cette figuration de la constellation illustre la remémoration continue des valeurs et principes de la déontologie médicale.


14. Enseignements du centaure Chiron.


15. Feu devant la caverne dans la République de Platon. L’allégorie de la caverne représente la situation la plus commune des hommes, selon Platon, qui vivent dans l’illusion et n’ont que des opinions alors même qu’ils pourraient se tourner vers la connaissance. Ainsi, pour Platon, les hommes vivent communément comme s’ils étaient dans une caverne. Ils sont au fond pieds, bras et tête enchainés, ils sont contraints de regarder un mur sur lequel des ombres apparaissent. En effet, dans leurs dos, se trouvent un feu et des montreurs de marionnettes qui se déplacent devant le feu afin que les hommes puissent voir des ombres. Ces individus ne sont jamais sortis de la caverne et ne peuvent tourner la tête, ils prennent donc les ombres pour la réalité. Pour Platon, les hommes enchainés au fond de la caverne sont les hommes en général. Les ombres qu’ils voient passer représentent les illusions des hommes. Selon lui, les hommes se laissent tromper par leurs sens et ils restent dans le domaine de l’illusion et de l’opinion alors même qu’ils pourraient se tourner vers la vérité et acquérir une véritable connaissance des choses. Dans cette allégorie, le soleil hors de la caverne représente la vérité. Par ailleurs, les montreurs de marionnettes sont les politiques ou les sophistes qui manipulent les hommes en les incitant à rester dans l’illusion. Pour Platon, la seule manière pour les hommes de sortir de la caverne consiste à prendre conscience qu’ils vivent dans l’illusion puis à utiliser leur raison pour commencer à connaitre les choses telle qu’elles sont réellement et pas telle qu’elles apparaissent si l’on se fie aux sens ou aux opinions des autres. Mais l’allégorie de la caverne se termine sur une note pessimiste puisque le philosophe est menacé, ce qui signifie que la recherche de la connaissance et de la vérité n’est jamais acquise.

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